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 "Chapitre 1" de Mlle Suspiria

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Mlle Suspiria
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Mlle Suspiria

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MessageSujet: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptySam 17 Sep 2011 - 22:13

A mon tour désormais... je suis la troisième à poster mon sujet, j'espère que ça me portera chance ^^" je vous préviens de suite que mon chapitre est très long

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SALLE DE REUNION DE LA CLINIQUE DU DOCTEUR ARGON, HAVEN-VILLE

« - Je déclare la séance ouverte ! »

Les cinq médecins présents sortirent de leurs sacs les dossiers des patients de la clinique qui leur étaient assignés et allumèrent les ordinateurs encastrés dans la table. Ceux-ci s'ouvrirent sur une page vierge de logiciel de traitement de texte toute prête à recueillir le compte-rendu de la réunion.
Le docteur Argon se rassit.

« - Bien. Déjà, est-ce que quelqu'un aurait une déclaration importante à faire ? »

L'un des médecins, Durden, leva la main.

« - Ce serait au sujet du patient 7...
- Dans ce cas, ça peut attendre, coupa Argon.
- Même si c'est vraiment important ? insista Durden.
- Le patient 7 attendra son tour comme tout le monde, rétorqua le docteur Argon, passablement énervé. »

Durden plongea immédiatement le nez dans ses papiers.

« - Donc ! Je passe la parole à Von Loeben. »

Loeben, assis à la gauche du docteur Argon, s'empressa d'ouvrir son dossier.

« Patient 1 : Seth Goldblum. Cent soixante-sept ans. Elfe. Journaliste. Arrivé hier. Atteint de malformations corporelles – ayant commencé à apparaître quelques heures après son arrivée à notre clinique – dont, étant donné que nous sortons du réfectoire, je me passerais de faire l'inventaire... (il referma le dossier) les sorts de Guérison ne sont pas d'une grande efficacité sur son cas; tout juste si ça lui a permis d'arrêter de vomir cette infâme gelée blanchâtre en permanence. Ça lui a permis de m'expliquer que la seule chose dont il se souvient, c'est d'avoir avalé une mouche quand il était en reportage en surface. Je pense que ceci a un lien avec ces malformations, et je compte me renseigner sur les mouches de la Surface. Goldblum devrait rester encore une semaine, à moins que son cas n'empire. Je ne prescris aucun médicament; un sort de Guérison trois fois par jour devrait suffire. Le tout ne devrait pas coûter plus de deux cent pièces.
- Approuvé, déclara Argon. »

Le silence tomba quelques secondes, le temps que les médecins vérifient que leurs ordinateurs avaient bien enregistrés l'exposé de Loeben.

« - La parole est passée à Paz Regan, poursuivit Argon.
- Patient 2 : Nee Chee, enchaîna Regan; soixante-dix ans. Félutine. Chômeuse. Arrivée il y a deux jours. Elle nous a été confiée parce qu'on la soupçonne d'être en lien avec Opale Koboï, mais elle ne peut pas être emprisonnée pour cause de preuves inexistantes. De plus, elle est souvent sujette à des crises de folie ou elle prétend être la reine des chats rayés envoyée à Haven-Ville pour assassiner le maharadjah des lémuriens (qu'elle prétend son ennemi juré). En général, durant ses crises, elle essaye de mordre et de griffer quiconque s'approche d'elle. Personnellement, je trouve leur hypothèse avec Opale totalement infondée; cette Nee Chee n'est qu'une pauvre illuminée dont les délires correspondent par coïncidence. Néanmoins elle peut être assez dangereuse… »

Regan passa inconsciemment un doigt sur le dos de sa main où se trouvaient il y a peu des griffures sanguinolentes.

« - … c'est pourquoi je prescrirais un bon séjour à l'asile. Le tout coûterait à peine trois pièces, et encore si on lui prend un taxi. »

Argon hésita. L'idée d'avoir comme patiente une personne pouvant être en lien avec Opale, étant peut-être Opale elle-même, lui paraissait assez séduisante; s'il la gardait dans sa clinique, elle serait hors d'état de nuire. Sa notoriété reviendrait, il aurait de nouveau des clients (et de l'argent) à foison.
Néanmoins, c'était ce qu'il s'était dit la dernière fois qu'il l'avait eue comme patiente, avec les résultats désastreux que l'on sait. Les patients potentiels désertaient sa clinique, ne venant que quand ils étaient réellement désespérés et qu'ils n'avaient aucun moyen possible d'aller ailleurs; le critère d'entrée pour les clients -uniquement des maladies psychologiques, Argon étant psychologue avant tout- avait évidemment été supprimé; plus des trois quarts des médecins qui l'accompagnaient avaient démissionné. Il avait dû vendre sa villa de vacances à Atlantis.

« - Approuvé. J'aimerais juste la rencontrer avant qu'elle ne parte.
Je passe la parole à Argento Entoma et Steven Sioux, qui partagent les mêmes patients. »

Entoma s'éclaircit la gorge.

« - Patients 3, 4, 5 et 6 regroupés, déclara-t-il. Femelles, se ressemblant beaucoup. Elfes. Arrivées ensembles il y a trois jours, amenées par un citoyen qui les a trouvées dans son jardin.
- Elles sont peu bavardes, mais d'après les examens elles devraient avoir entre deux cent et six cent ans, continua Sioux. Nous ne connaissons pas encore leurs noms. J'ai remarqué qu'elles ne se séparent jamais des gants, très longs, qu'elles portaient quand on les a trouvées, et qui leur remontent jusqu'aux coudes.
- Elles n'ont aucune maladie apparente; reprit Entoma, elles ont simplement l'air perdues. Le mieux à faire est de les garder ici en sûreté en attendant d'en apprendre plus. Aucune dépense prévisible pour le moment.

- Approuvé. »

Argon se tourna vers sa droite, l'ombre d'un sourire mi-narquois mi-amer flottant aux coins de sa bouche.

« - Je passe la parole à Afigitis Durden, qui va ainsi clôturer notre réunion. »

Le sourire d'Argon disparut. Il laissa échapper un petit soupir. Il était un temps où les réunions pouvaient durer cinq heures. Déjà, parce qu'il y avait à peu près soixante fois plus de patients; et aussi parce qu'à l'époque, ils se permettaient d'être des cas plus complexes à soigner que des foldingues qui se prennent pour des chats...

Quand je pense que je m'en plaignais, songea-t-il, acerbe.

Durden lança un bref regard noir à Argon, interprétant sans doute le soupir du docteur de manière vaguement égocentrique.

« - Patient 7, déclara-t-il, Artemis Fowl, deuxième du nom. Âgé de quinze ans physiquement mais, d'après lui-même, il aurait en réalité dix-huit ans. Humain. Lycéen – officiellement. Arrivé il y a quatre jours. Souffre du Complexe d'Atlantis. »

Des murmures se répandirent le long de la table. Ça avait beau être annoncé à chacune des réunions qui avaient lieu tous les trois jours, les médecins ne se remettaient toujours pas d'avoir un cas atteint du Complexe dans leur clinique. Durden tapota – petit euphémisme – son dossier sur la table et le silence revint.

« - Je disais donc qu'il est atteint du Complexe Atlantis, reprit-il, et ce jusqu'aux derniers symptômes définis jusqu'à ce jour, à savoir comportement obsessionel, manie du chiffre 5 et phobie du chiffre 4, paranoïa... jusqu'au cas le plus extrême : le dédoublement de la personnalité. »

Durden laissa passer quelques instants de silence.

« - Mais ce qui m'inquiète au point de vouloir en faire part en début de réunion, c'est son état qui ne cesse de suivre le même schéma depuis son arrivée... »

Argon, qui sentait qu'il avait peut-être eu tort d'empêcher Durden de parler à l'ouverture de la séance, ne put s'empêcher de l'interrompre :

« - Quel genre de schéma ? Est-ce que son état s'améliore ? »

Il regretta immédiatement sa dernière question. La réponse en était tellement évidente qu'elle en devenait presque rhéthorique.

« - Non, répondit simplement Durden. Son état empire. De jour en jour. Il ne parle plus. Il ne dort plus. Il ne mange plus. Il ne compte même plus. Il reste assis sur son lit toute la journée, sans bouger, à regarder le mur d'en face aussi intensément que s'il souhaitait le faire disparaître. Il ne parle plus qu'à son double, qui s'appelle apparemment Orion. Ils n'ont pas l'air de bien s'entendre, tous les deux. Avant, il lisait des livres, il discutait avec les autres patients... en fait, j'ai l'impression qu'il a cessé de lutter. Qu'il se laisse mourir. »

Argon se raidit. Si Artemis mourait, Argon n'avait plus qu'à mettre la clef sous la porte définitivement.

« - Êtes-vous bien sûr de ce que vous affirmez, Durden ? D'après ce que je sais de lui, Fowl n'est pas du genre à se laisser mourir.

- Ce n'est qu'une impression, répéta Durden, si ça se trouve ça n'a rien à voir. »

Argon se détendit. Il n'était donc pas définitivement condamné à vivre dans un emballage de frigidaire dans les bas-fonds d'Haven-Ville.

« - C'est tout ? Demanda-t-il.

- Non. Il me semble que les symptômes s'aggravent chacun de leurs côtés : j'ai remarqué que, chaque nuit, quand je vais me coucher, la caméra qui se trouve dans sa chambre est intacte et fonctionne parfaitement, mais que dès le lendemain matin elle est inutilisable. Une preuve de paranoïa : il ne veut pas qu'on le surveille. J'ignore si cela cache quelque chose, mais ça ne m'étonnerait pas... j'aimerais également savoir comme il s'y prend pour me rendre le lendemain matin une caméra aussi brûlée et cabossée... de plus, ça ne ressemble pas à sa façon maniaque de tout ranger et garder propre et bien net.
Et les quelquefois où je parviens à le sortir un peu dans la salle commune, il s'isole dans un coin et ne fais que dessiner... et ses dessins m'inquiètent énormément.

- Qu'est-ce qu'il dessine ? S'enquit Argon.

- Des salles qui ne se ressemblent jamais vraiment mais ont toutes les mêmes points communs : elles sont très grandes, vides excepté un instrument de musique – en général un piano à queue sur lequel est posée une rose jaunie – , le sol parsemé de feuilles mortes. Elles sont plongées dans l'obscurité. La seule chose qui permet de distinguer le décor est un trou dans le plafond qui laisse passer la lumière; ça fait comme une colonne, une fontaine dorée qui prend source du plafond pour se poser délicatement par terre, en éclairant la pièce d'une lumière tamisée.

- C'est une vision paisible, dit Regan. En quoi est-ce négatif qu'il dessine cela ?

- Ses dessins si répétitifs,en plus d'être une preuve que le trouble obsessionel compulsif s'aggrave, sont réalisés en suivant, à première vue, la technique du pointillisme. Mais, en les étudiant de plus près, je me suis aperçu que ce que je prenais pour des points... c'était des '' 4 '' minuscules. »

Un lourd silence suivit cette déclaration. On avait presque l'impression que les ordinateurs eux-même avaient cessé de bourdonner.

« - C'était comme s'il appelait la malédiction à lui. Désormais, j'évite de le faire dessiner. Je note aussi que, s'il évite désormais en règle générale d'approcher les autres patients – peut-être par paranoïa –, il a l'air de craindre particulièrement la patiente 2, Nee Chee.
Je ne vois aucun médicament à prescrire; en tout cas il faut qu'il reste ici jusqu'à ce qu'il guérisse... ou autre chose. Et s'il continue à bousiller les caméras comme ça, il va nous falloir une sérieuse somme d'argent. »

Argon ne répondit pas immédiatement. Il était assez partagé. D'un côté, il était mécontent d'apprendre qu'il allait devoir encore garder Artemis – ce qui impliquait d'avoir à supporter les visites constantes (et bruyantes) de ses amis, dont notamment un nain (l'une des plus grandes hantises des médecins, après devoir soigner un troll malade. Mais il faut se mettre à leur place : imaginez que vous êtes en train d'opérer un patient à coeur ouvert et qu'un nain exhalant une odeur de terre mâchouillée avec une arrière-senteur de purin, la bouche et la barbe pleine d'insectes à moitié mangés, arrive par derrière en beuglant « - COMMENT CA VA, MON FRERE ! », et vous aurez à peu près une idée du comportement des nains -plus spécifiquement de Mulch Diggums- à l'hôpital). De l'autre, il ne pouvait empêcher un frisson de contentement lui traverser la colonne vertébrale à l'idée d'avoir enfin un patient... à la hauteur, s'il est toutefois possible de s'exprimer ainsi.
Ses collègues attendaient qu'il parle. Argon se racla la gorge.

« - Très bien... enfin, je veux dire, ce n'est pas bien, évidemment que ce n'est pas bien... euh... »

Quelle superbe entrée en matière...

« - Hum ! Bref, il me semble évident que nous devons garder encore ce garçon... néanmoins, je vous promets à tous que si ses amis reviennent, le nain ne se trouvera dans aucun des secteurs dans lesquels vous vous trouverez. »

L'atmosphère se détendit comme par magie et certains médecins poussèrent même des soupirs de bonheur.

« - En revanche, reprit Argon, je m'occuperais désormais moi-même d'Artemis Fowl. »

Durden se redressa brusquement, incrédule. Argon leva une main, ne lui accordant pas un regard, et Durden ravala le commentaire qui se pressait au bout de sa langue.

« - C'est ce que j'aurais dû faire dès le début. Durden, vous vous occuperez du patient 1 avec Loeben.

Séance levée. Des questions ? »

Afigitis se leva d'un bond.

« - Est-ce que je ne pourrais pas au moins être votre assistant pour le patient 7 ? Au moins ? »

Argon hésita. Durden venait d'être embauché après avoir démissionné de l'hôpital central d'Haven. Il n'avait certainement jamais eu l'occasion d'être le médecin attitré d'un cas aussi particulier que celui d'Artemis; et Argon savait qu'il n'aurait plus jamais une occasion pareille. Le cas d'Artemis était unique; les Complexe d'Atlantis ne se diagnostiquaient que tous les huit cent ans et celui-là semblait prendre une tournure particulière. Après tout, quel était le risque à ce que Durden soit son assistant ?
Argon le savait : Artemis, s'il guérissait, serait sans le moindre doute la plus grande réussite de sa carrière entière. Tout redeviendrait comme avant. Le moindre risque d'échouer ne pouvait être pris; avoir confié Artemis à Durden était déjà bien assez téméraire – et stupide, se disait désormais le psychologue, qui regrettait de ne pas avoir pris au sérieux le cas du jeune génie dès qu'il était arrivé. La réponse fusa, tranchante et sans appel.

« - Non. »

Et Argon quitta immédiatement la pièce, un peu parce qu'il avait désormais un patient qui était capable de le rendre à nouveau multi-millionnaire à guérir, et beaucoup pour que ses employés et collègues ne remarquent pas le rouge de la honte se répandre sur ses joues.

SALLE D'ATTENTE DES VISITEURS, CLINIQUE DU DOCTEUR ARGON, HAVEN-VILLE

« - Quoi ?! Même pas pour aller aux toilettes ?

- Mr Diggums, vous ne quitterez cette salle que pour vous diriger vers la porte de sortie. À moins que vous ne préféreriez être définitivement banni de cet établissement, bien sûr. »

Mulch feignit de bouder. Il se fichait bien d'être '' définitivement banni de cet établissement ''; ledit bâtiment tombait presque en ruine. Le nain ne ferait qu'une bouchée du carrelage de la cuisine de la clinique s'il le souhaitait, mais mieux valait que les médecins ne s'en doutent pas. Malheureusement pour lui, Holly ne l'entendait pas de cette oreille.

« - Comme si un bannissement définitif pouvait l'empêcher d'aller piller un frigidaire ! lança-t-elle, moqueuse. »

Le nain la fusilla du regard. Butler, assis par terre faute d'avoir un siège à sa taille, songea que Juliet aurait trouvé ça drôle. La jeune fille était remontée en surface il y a deux jours et ses gloussements et son babillage sur tout et rien manquaient au garde du corps.
Angeline, elle, demeurait totalement indifférente à ce qui l'entourait. Une aura de tristesse s'était répandue autour d'elle dès l'instant même où, il y a quatre jours, elle était arrivée à Haven; et cette aura ne l'avait plus quittée depuis.

« - Quand est-ce qu'Artemis va venir ? Demanda-t-elle de la voix éteinte qui était devenue la sienne depuis les quatres derniers jours. »

Artemis. Son fils. Son unique préoccupation.

« - Bientôt, répondit Afigitis Durden, acerbe. »

Au même moment, la porte s'ouvrit et Steven Sioux entra dans la pièce.

« - Le docteur Argon m'envoie vous dire qu'il vous attend à la salle 400, dit-il. Sauf le nain. »

Sioux fit immédiatement volte-face et s'en alla par où il était entré, apparemment vexé d'avoir été brièvement reconverti en pigeon voyageur, laissant la porte ouverte. Butler, Angeline et Holly se levèrent immédiatement de leurs sièges – du linoléum poussiéreux en ce qui concerne Butler – et s'engagèrent à sa suite, sous le regard boudeur du ''nain'' qui, lui, s'en alla par l'autre porte en grommelant et en extirpant un petit scolopendre – vivant – de sa barbe emmêlée pour le croquer en trois bouchées.
***
Holly, même en venant à la clinique tous les jours depuis près d'une semaine, était toujours légèrement choquée par l'état de délabrement dans lequel se trouvait la clinique, autrefois impeccablement nettoyée et si blanche qu'on se reflétait dans les murs comme dans un miroir. Désormais, il fallait avoir de l'imagination pour visionner son reflet dans les murs grisâtres et fissurés par l'humidité. Les pas des personnes qui parcouraient les couloirs soulevaient des fins nuages de poussière, sauf les lundis ou une ménagère venait passer la serpillière – ces jours-là, la poussière collait aux semelles des chaussures et était plus tenace à s'en détacher que le serait une baleine collée à de la poix avec de la superglu. Holly ne pouvait s'empêcher de penser qu'Argon faisait exprès de conserver l'état de taudis de sa clinique pour apitoyer ses visiteurs.

Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse tomber aussi bas, songea Holly, dégoûtée.

L'impression qu'une locomotive lancée à huit cent à l'heure venait de lui foncer dans le nez la stoppa net dans ses réflexions, tout en la projetant le derrière dans la poussière.

« - D'Arvit, Butler ! Tu pourrais prévenir quand tu t'arrêtes ! beugla-t-elle, tandis que des étincelles de magie, compatissantes, venaient guérir son nez en sang tout aplati. »

Le garde du corps ne répondit pas. Et Holly, en regardant par la fenêtre dans la même direction que Butler et Angeline, comprit pourquoi.

La cour de la clinique (où allaient les patients pour prendre l'air dans le temps ou ladite cour n'avait pas l'air d'une décharge), déjà noircie par les années et un incendie qui avait eu lieu il y a quelques années, était rendue encore plus sombre par l'obscurité naturelle sous terre et le fait que, étrangement, la seule source de lumière – à savoir une grande lampe accrochée à la coupole en verre et acier renforcé qui protégeait la cour de la clinique – n'éclaire pas toute la cour, mais était comme contenue; elle tombait, coulait directement vers le centre de la cour, comme une colonne de lumière piquetée de points de poussière dorée; elle tombait droit sur un étrange garçon qui tenait une radio [ +]* dans sa main.

Les cheveux blonds et bouclés du garçon paraissait émettre leur propre lumière et éclairaient son visage ovale, aux traits pâles et délicats, levé vers la source de lumière, et ses grands yeux d'un bleu de saphir exquis. Une brise venue de nulle part faisait danser les mèches dorées autour du visage.


Sous terre, la religion n'existait pas; mais Holly aurait juré qu'elle regardait un ange.
Butler, Angeline et elle auraient pu passer des heures, des jours, des mois, des années, l'éternité à contempler ce spectacle si la lumière n'avait brusquement grésillé, plongeant pendant quelques secondes la cour dans le noir complet. La lumière revint presque aussitôt, mais cette fois-ci éclairait totalement la cour délabrée et jonchée de détritus.

Le garçon avait disparu.

SALLE DE SURVEILLANCE DE LA CLINIQUE DU DOCTEUR ARGON, HAVEN-VILLE, QUELQUES MINUTES PLUS TARD

« - Vous êtes vraiment sûrs que vous n'avez pas rêvé ?
- Qu'on ait rêvés tous les trois en même temps ? »

Argon ne sut que répondre. Butler et Holly le regardaient fixement. Seule Angeline fixait l'écran qui diffusaient les images retransmises par la caméra placée dans la chambre d'Artemis. Elle avait déjà oublié l'étrange scène de la cour.

« - Oui, en effet, vous n'avez pas pu rêver tous les trois, répondit Argon, mais je vous jure que je n'ai jamais vu ce garçon que vous me décrivez. En plus, d'après vous, c'est un être humain ! Et vous m'avez parlé d'une radio.
- Oui, dit Butler, je connais même la chanson qu'elle diffusait. C'était du blues, Blackest Day, de Joanne Shaw Taylor. La musique était si nette...
- Je suis navré mais c'est tout simplement impossible, rétorqua le docteur. Si les fées ont emprunté le rock aux Etres de... aux humains, le blues est une musique typique des humains. Il est impossible qu'une simple radio puisse capter une musique écoutée à la Surface, ou alors on n'entendrait que des flocons. C'est vraiment inexplicable !
- Excusez-moi... »

Angeline se détourna de l'écran.

« - Je vous en prie. Je veux voir Artemis. »

Argon poussa un petit soupir.

« - C'est la salle juste à côté. »

Angeline apparut si vite sur l'écran de surveillance qu'on aurait pu croire qu'elle s'était téléportée. Butler, Holly et Argon la regardèrent s'élancer vers son fils et le prendre dans ses bras, les larmes coulant à flots. Artemis ne cilla même pas, immobile comme une statue. Les sanglots d'Angeline redoublèrent.

Butler ressentit un intense pincement au coeur. Ses yeux le brûlèrent. Jamais, au grand jamais Artemis n'ignorerait sa mère ainsi. Qu'était-il donc en train de lui arriver ? Guérirait-il jamais ?

« - Comment évolue la maladie ? Interrogea Holly pour rompre le silence. »

Argon ne répondit pas immédiatement.

« - Si votre histoire du garçon dans la cour me chiffonne à ce point, c'est aussi à cause d'Artemis.
Depuis quelques temps, il fait des dessins étranges... »

Il sortit lesdits dessins de la mallette qu'il conservait toujours avec lui. Butler et Holly contemplèrent les dessins, interdits. Argon préféra ne pas leur faire remarquer les petits 4.

« - … autrement, continua-t-il, ça fait déjà quelques temps qu'il ne bouge plus du tout. Il ne mange pas... il ne parle pas... rien. Rien de rien. Quand on lui parle, on a l'impression de s'adresser à un mur.
- Et avec les autres patients ? demanda Butler.
- Il les ignore comme il ignore tout le monde. Il a semblé pendant un certain temps bien s'entendre avec les patientes 3, 4, 5 et 6 et puis... plus rien. En fait, c'est un peu depuis ce temps-là qu'il a commencé à devenir une statue. Ah, et aussi, il à l'air de se méfier de la patiente 2, Nee Chee.
- Vous y voyez une explication ? interrogea Holly. »

Argon déglutit.

« - Elle est soupçonnée d'être en lien avec Opale Koboï.
- QUOI ! s'étranglèrent Holly et Butler.
- Elle nous a été confiée faute de preuves pour la mettre en prison. »

Holly saisit le docteur par le bras et le serra si fort que le docteur ne put retenir un hoquet de douleur. Une flamme nouvelle s'était allumée dans le regard de l'elfe.

« - Opale ! C'est évident ! s'écria-t-elle. Je dois voir Nee Chee ! C'est de sa faute si la maladie d'Artemis a autant empiré, c'est tellement évident ! Pourquoi je n'y ais pas pensé plus tôt ! Où est-elle ? Dites-moi où est cette satanée félutine, que je lui explose la cervelle ! »

Argon se tortilla, mal à l'aise.

« - C'est-à-dire que... et bien...
- Quoi ?! Qu'est-ce qu'il y a ?
- On... on l'a... »

Si Argon avait pu disparaître, il l'aurait fait sans hésiter.

« - … on l'a libérée... »

Le docteur se raidit, attendant un coup. Qui ne vint pas. Holly s'effondra sur une chaise, anéantie.

« - Libérée... répéta-t-elle. Libérée. »

Argon ne savait plus où se mettre. Il eu la malchance de croiser le regard de Butler. Argon sentit ses cheveux se dresser sur son crâne. Si ceux-ci n'étaient pas déjà blancs, ils le seraient devenus instantanément. Holly jeta un regard morne à l'écran.

Angeline avait cessé de pleurer. Elle parlait à Artemis, le tenant serré contre elle, lui caressant les cheveux, lui embrassant le front, les joues, les yeux, s'efforçant de ne pas avoir l'air inquiète alors qu'Artemis ne la regardait même pas, demeurait imperméable à tout cet amour qu'il interceptait et rejetait comme une immense falaise repousse les vagues de l'océan.

Holly eut envie de pleurer à son tour. Et de découper Opale en pièces détachées.

Soudain, la lumière se fit dans son esprit. Elle se redressa d'un bond, la bouche ouverte mais n'émettant aucun son tant la stupeur la tenaillait. Elle s'élança hors de la pièce.

Dégaina son Neutrino.

Ouvrit la porte de la chambre à coup de pieds. Angeline sursauta et, par réflexe, se plaça devant Artemis. Holly la repoussa et pointa son Neutrino sur le front d'Artemis, qui ne cligna même pas des yeux. Butler fit irruption dans la pièce à son tour et s'immobilisa derechef.

« - Holly, qu'est-ce qu'il te prend ! hurla-t-il. »

L'elfe ne répondit pas. Elle tremblait. Son doigt était prêt à appuyer sur la détente.

« - Capitaine Short ! Ne faites pas ça ! »

Angeline se remit à pleurer et s'élança. Holly la repoussa de sa main libre, ses propres larmes l'aveuglant.

Alors Angeline, contre toute attente, lui balança son poing dans la figure.

***

Plusieurs choses se passèrent à cet instant :

-Holly, surprise par le coup de poing, se crispa par réflexe. Son doigt pressa à peine la détente; mais le coup de feu résonna dans toute la clinique.

-Tous – presque tous – les médecins se précipitèrent dans la chambre et se figèrent en voyant Butler, Angeline et Holly, les yeux écarquillés, regarder les restes sanglants d'un clone robotisé grésillant à qui il manquait notamment la tête.

-Paz Regan surgit dans la salle de surveillance où se trouvait encore le docteur Argon, en criant que les patientes 3,4, 5 et 6 s'étaient échappées et étaient en réalité des Banshees, les plus horribles créatures féeriques jamais connues.

-Argon, en entendant ses mots, se souvint de la disserte sur les Banshees qu'il avait lui-même écrite à la fac : les Banshees, des créatures fantômatiques, mauvaises, à la peau atrocement blanchâtre et aux serres d'aigles en guise de mains, à la capacité de se métamorphoser et de se téléporter et téléporter des objets et êtres vivants, au cri mesmérisant et meurtrier.
Les seules autres créatures féeriques qui aient jamais eu des affinités et des relations stables avec les Banshees étant... la famille Koboï. Il songea également qu'il pouvait maintenant parcourir les ghettos d'Haven à la recherche d'un carton de frigidaire à peu près confortable.

- Des centaines de milliards de kilomètres plus loin, quelque part à la Surface, lesdites Banshees, leur langue violacée et crochue sortant à intervalles réguliers de leur bouche sans lèvres fendant le bas de leur visage de la pointe d'une oreille à une autre, leur donnant un sourire macabre et terrifiant, tournaient autour de l'otage qu'elles gardaient là depuis trois jours, en attente d'une certaine personne qui le leur avait ''commandé''. Cette otage s'échappait parfois; il s'accrochait à l'une des Banshees qui retournait à la clinique pour ne pas éveiller les soupçons, et il essayait de prévenir les médecins. Mais il était toujours rattrapé par sa maladie, et ensuite par les Banshees...


Cet otage était debout, immobile. Il n'osait pas bouger, cela était inutile de toute manière. Un rayon de lune l'éclaira furtivement. Ses cheveux blonds brillèrent, éblouissant les Banshees; il leva les yeux vers la source de lumière. Celle-ci disparut, cachée par un nuage.
Alors, il baissa la tête, ses cheveux noirs aux mèches folles dissimulant ses yeux bleus nuits furieux et enfiévrés et ses lèvres, autrefois capable d'esquisser des sourires vampiriques à souhait, se mirent à trembler alors que ses yeux s'humidifièrent et qu'il réalisait, une nouvelle fois, que le Complexe d'Atlantis était impitoyable.



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Et voilà...


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MessageSujet: Re: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptySam 17 Sep 2011 - 23:24

Citation :
d'arrêter de vomir cette infâme gelée blanchâtre en permanence

Je ne sais pas pourquoi mais ça me dit quelque chose

Et il faut que je relise la fin j'ai pas tout compris mais vu qu'il est tard je crois que mon cerveau est déconnecté... le seul truc que j'ai compris c'est qu'Opale est responsable de tout.
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MessageSujet: Re: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptyDim 18 Sep 2011 - 2:23

Un super chapitre! Bravo!! ^o^

Juste, j'ai pas bien compris à la fin là : "Ses cheveux blonds brillèrent, éblouissant les Banshees." et "il baissa la tête, ses cheveux noirs aux mèches folles".
C'est Artemis, donc il est brun non? C'est une faute de frappe ou alors c'est fait exprès? Du genre, il a les cheveux qui changent de couleur en fonction de son humeur.... Ahem. Laissez tomber cette idée saugrenue qui fait plus penser aux "bagues qui changent de couleur avec tes émotions" qu'autre chose... x)
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MessageSujet: Re: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptyDim 18 Sep 2011 - 9:37

Louise-chan a écrit:
"Ses cheveux blonds brillèrent, éblouissant les Banshees." et "il baissa la tête, ses cheveux noirs aux mèches folles".
C'est Artemis, donc il est brun non? C'est une faute de frappe ou alors c'est fait exprès?

C'est fait exprès, mais peut-être que j'ai pas été assez claire... en fait le garçon aux cheveux blonds qu'on voit dans la cour, c'est Orion --"

C't'idée foireuse, encore...

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MessageSujet: Re: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptyDim 18 Sep 2011 - 10:05

sauf que en fait Orion EST Artemis donc Orion est brun. Orion ce n'est pas un être à part entière. Il n'a pas de physique à lui.
A part ça, bravo !
Bon texte. J'aime beaucoup le début où on décrit les détails des maladies des autres patients. T'as de l'imagination dis moi !!! Very Happy
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MessageSujet: Re: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptyDim 18 Sep 2011 - 10:26

....Ouah!

Ça me fait toujours un choc quand je lis une fic aussi bonne! Et encore une fois, je me dis que putain, faut que je change mon début, sinon ça sera jamais à la hauteur....

C'était le commentaire de la mort.
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MessageSujet: Re: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptyDim 18 Sep 2011 - 10:31

R.Fas a écrit:
sauf que en fait Orion EST Artemis donc Orion est brun. Orion ce n'est pas un être à part entière. Il n'a pas de physique à lui.

Mais justement, si, enfin j'ai imaginé que c'était une manière de faire empirer le Complexe de donner une apparence propre à Orion... mais je l'ai dit, que c'était foireux comme idée.


Autrement, merci à toutes ! Smile

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MessageSujet: Re: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptyDim 18 Sep 2011 - 16:25

Aaaah ok! *Louise-chan qui vient de capter...*
Le vilain Orion a une bouille d'ange selon Holly, alors! Elle a pas intérêt à trouver Orion plus beau que notre magnifique Arty, sinon je la tue. Twisted Evil
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MessageSujet: Re: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptyLun 19 Sep 2011 - 19:38

Alors là, waouh !
De un, l'idée des dessins est formidable, et des "pointillés" en forme de quatre également ! J'ai adoré ce passage, et le piano avec une rose jaunie dessus... Waaaah ! Je m'imaginais super bien la scène, et c'est un super bon point !!!

De plus, l'idée de la patiente 2 est géniale.

Contre les dires généraux, j'aime bien qu'Orion ait un "corps" "à lui-seul". C'est sympa, quoique un peu improbable, puisque c'est une personnalité... Mais j'adore !

Et puis... LES BANSHEES !!! Les êtres les plus cool du tous les folklores ! J'adore ces bestioles-là ^^ (par contre, tu aurais peut-être du plus expliciter ce passage ?)


Citation :
Cet otage était debout, immobile. Il n'osait pas bouger, cela était inutile de toute manière. Un rayon de lune l'éclaira furtivement. Ses cheveux blonds brillèrent, éblouissant les Banshees; il leva les yeux vers la source de lumière. Celle-ci disparut, cachée par un nuage.
Alors, il baissa la tête, ses cheveux noirs aux mèches folles dissimulant ses yeux bleus nuits furieux et enfiévrés et ses lèvres, autrefois capable d'esquisser des sourires vampiriques à souhait, se mirent à trembler alors que ses yeux s'humidifièrent et qu'il réalisait, une nouvelle fois, que le Complexe d'Atlantis était impitoyable.
Je te cite, et j'espère que tu sais ce que tu as écrit (:p) mais c'est juste pour te dire que ce passage est... est... est... vraiment... heu... Je ne sais pas quoi dire ! (je vais le dire ? Oui ? Non ? Supence ? Oui ? Oui, allez !)
Parfait.

Voilà, je l'ai dit. Et je le pense, vraiment.

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MessageSujet: Re: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptyLun 19 Sep 2011 - 22:33

Attention l'esprit critique et analytique d'Antwind l’empêche d'être enthousiaste et le force à expliqué d'abord ce qui va pas ne vous en formalisez pas c'est intrinsèque à se nature.

Eh bien pas mal du tout très cher Alice mais franchement je trouve ton style très agréable et tu as eu de très bonnes idées mais la fin m'a déçu, bon les banshees inclure de nouvelles créatures = hérésie c'est mon opinion; mais la fin est allez vraiment trop vite je trouve, j'ai du la relire 3 fois pour comprendre. Sinon, félicitations, pas de vrais reproches à faire (sauf le milliard de kilomètre de distance regarde la circonférence de la Terre y a un léger problème)
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MessageSujet: Re: "Chapitre 1" de Mlle Suspiria   "Chapitre 1" de Mlle Suspiria EmptyMer 21 Sep 2011 - 16:09

Désolée de pas avoir pu répondre plus tôt !!!

Déjà, à tous : merci ! mercimercimercimercimerci !!!

A Ele : Hourra ! Une autre amatrice de Banshees Smile en fait il y a eu un petit malentendu avec la patiente 2 mais c'est tout ma faute (comme d'hab), en fait dans ma tête elle a absolument rien à voir avec Opale c'était juste une erreur mais ça ne ressors pas du tout XD 'me suis carrément plantée sur ce coup-là ^^"

A Antwind : premièrement, merci beaucoup ! Ensuite : j'ai toujours adoré les Banshees et j'ai toujours espéré qu'elles soient un jour dans Artemis Fowl, donc j'en ais profité... mais pourquoi "hérésie" ?
Quand à la fin, pour moi évidemment tout est clair mais en fait ça ne l'est pas, c'est nul quoi --"...
La circonférence de la Terre... la réponse la plus précise que je suis capable de te donner c'est que c'est " très très grand "... je vous ai présenté l'archétype des erreurs mathématiques que je fais continuellement, sachant cela j'aurais dû faire gaffe... mais c'est un peu tard pour corriger maintenant. --"

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